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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 22:10

Le Spartak Lillois est signataire de l'appel à la marche des dominés pour l'égalité et contre le racisme qui aura lieu ce samedi 30 Novembre de Lille à Roubaix.

N'hésitez pas à venir nombreux réaliser l'unité de tous ceux qui subissent dominations, stigmatisations, exploitations, racisme, sexisme, ... Soyons nombreux, unis, déterminés !

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 22:56

Petit rappel des faits : depuis fin octobre une centaine de Rroms a été expulsée du campus de l’Université Lille 1, sans solution de relogement, les caravanes saisies, donc tout le monde à la rue.

solidarite-roms.jpg

Face à cette situation intolérable et dégueulasse, des militants ont pris leur responsabilité (contrairement aux pouvoirs publics) et ont emmené en catastrophe les familles à la Bourse du Travail, à Fives. Ce sont les locaux des syndicaux régionaux qui ne sont évidemment pas conçus pour héberger des être-humains, mais c’est bien la réalité de la situation depuis deux semaines. Les manifestations, tables-rondes, délégations et interminables palabres se sont multipliées, mais pas de solution en vue. Ni l’Etat socialiste, ni tous les autres échelons du territoire gérés par un seul et même parti ne se sont mis d’accord pour répondre à l’urgence d’une catastrophe humanitaire, sociale et sanitaire. Ils jouent le pourrissement, nous jouons la résistance, la défense des droits et de la dignité humaine.

Dans ce contexte, le Spartak est bien peu de choses… Mais il était indispensable d’être présent et d’apporter un peu de soutien, dans un combat qui semble parfois perdu d’avance dans l’opinion. C’est donc par le biais de ce que la maison sait faire de mieux que nous entrons en scène : du Sport ! Quel meilleur vecteur que le sport pour le partage, la solidarité, la compréhension des peuples. Et surtout, c’est une échappatoire, un moment d’évasion, de défoulement, de joie. Alors pour soulager un peu les militants et les parents qui fatiguent, une troupe d’une douzaine de joyeux spartakistes est venue, avec ballons, cerceaux et quilles pour mettre un peu d’animation à côté de la Bourse du Travail ce week-end, le 10 et 11 Novembre.

Bilan des courses : une bonne tranche de rigolade, beaucoup d’émotions et d’échanges, des enfants, des ados et quelques adultes qui avaient bien besoin de se détendre les pattes et de crier un bon coup. Des belles photos immortalisées par notre photographe Leslie. Des spartakistes qui ont pu prendre connaissance de la situation sur place. Surtout l’envie de revenir là-bas. Nous souhaitons continuer à intervenir, le moins longtemps possible espérons-le, en attendant qu’une solution soit trouvée.

Face à cette situation, le sport n’est qu’un pansement. Mais c’est aussi un prétexte. Un prétexte pour se voir plus souvent. Un prétexte pour communiquer, mieux se connaître, échanger et pour se battre ensemble. C’est dans ces situations que le « sport militant » que nous défendons prend tout son sens. C’est pourquoi il doit se pratiquer sur tous les terrains, y compris le pavé. Nous serons donc présents ce Samedi 16 Novembre, à 14h30 Porte de Paris, au côté des familles et des autres militants et appelons à tous ceux qui veulent se battre pour le droit et la dignité de ces familles à se joindre au cortège. Solidarité !

Et comme on dit chez nous, il va y avoir du sport !

solidarite-rom.jpg

Retrouvez toutes les informations utiles :

Le blog du collectif de soutien

La pétition de soutien

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 09:39

La grève des patrons du foot,

symbole d'un football buisness indécent

foot-buisness.jpg

Réunis la semaine dernière en Assemblée Générale, les présidents de clubs ont arrêté le principe d'une grève contre la future taxe à 75% pour la 15e journée de ligue 1 et 16e journée de ligue 2.

La mesure en question prévoit de taxer les entreprises qui versent des salaires de plus d'1 million d'euros. Cette taxe ne devra etre versée pendant seulement deux ans et est plafonné à 5% du chiffre d'affaire de l'entreprise suite à un premier recul du gouvernement. Elle représente donc au total 44 millions d'euros dont près de 20 uniquement pour le seul PSG dont le budget avoisine les 400 millions d'euros. Ainsi, le PSG qui débourse 64 millions d'euros pour s'acheter Cavani, refuse de s’acquitter de la solidarité nationale.

 

La grève : l'arme des travailleurs, pas des patrons !

Conquête du mouvement ouvrier, le droit de grève est un droit constitutionnel acquis suite à de dures luttes syndicales, souvent sanglantes. C'est par ce droit que les travailleurs peuvent faire entendre et défendre leurs intérêts face au patronat.

C'est par ce droit de grève que les ouvriers népalais ou thailandais aimeraient protester contre l'esclavage en cours sur les chantiers de la coupe du monde 2022 au Quatar. Pourtant, nombre d'entre eux meurent sur les chantiers, sans disposer de ce droit de grève. Alors quand des nantis et des bourgeois appellent à la grève pour protéger leurs coffres fort, cela a quelque chose de révoltant et de profondément indécent !

 

Le football, prisonnier de la finance !

Depuis l’arrêt Bosman en 1995 et la libéralisation du marché du football, le montant total des transferts en Europe est passé de 400 000 euros à plus de 2 milliards d’euros. La vente et l'échange d'êtres humains représentant une valeur marchande est devenu un business juteux, au delà parfois du respect des contrats de travail. Plusieurs enquêtes démontrent que c’est l’un des marchés les plus dérégulés de la planète, avec une mainmise de la finance et une avancée inquiétante de la corruption et du blanchiment d’argent lié aux paris sportifs.

Aujourd’hui dévoré par l’argent roi et la mondialisation, le football professionnel voit les financiers devenir des acteurs primordiaux et investir beaucoup d'argent, avec une attente de forte rentabilité.

MGB-FOOT.jpgAlors que la majorité des Français souffre de la crise, du chômage, de la précarité, des bas salaires, comment accepter les transferts et salaires indécents offerts à quelques dizaines de privilégiés. Les récents propos de représentants de la Fédération française de football (FFF) et de la Ligue professionnelle de football (LFP) se félicitant de l’engouement des financiers, quelquefois venus d’horizons improbables, pour investir dans les équipes du championnat de France, confirment que le football est pour eux une source de profit avant d'être un moyen d'émancipation.

Que dire, en comparaison de ces chiffres, de celui du budget du ministère des sports en baisse de 9% en 2013 est dont la répartition indique clairement les choix politique de l'état. Sur les 232 millions de budget, 174 sont attribué au sport de haut niveau contre seulement 8 pour le « sport pour tous ».

Tant d'indécence ne peut laisser indifférent, surtout en temps de crise. Dans un sondage Ifop - l’Humanité du 25 octobre 2012, une écrasante majorité de Français (86 %) pensent que la place de l’argent dans le sport est trop importante et 79 % disent que le mot business correspond « bien » à l’image du sport professionnel.

 

Ne pas se tromper de cible

Si le désamour pour le sport buisness est flagrant, les débats que nous avons pu connaître autour de l'équipe de france de foot lors de la dernière coupe du monde montrent que médias et politiques s'entendent très bien pour détourner l'attention vers les joueurs et trouver en certaines personnalités des boucs émissaires tout trouvés. Les débats nauséabonds de l'époque montraient d'ailleurs que les idées d'extrème droite avaient trouvé des relais au delà des cercles traditionnels. Ainsi, il n'y avait pas qu'Eric Zemmour pour crier sa haine du football des métèques et des banlieues ouvrières. Les expressions ressasées dans les médias «  désastre national, bus de la honte, défaite sportive et morale » montraient une surenchère verbale omniprésente pour condamner la grève des joueurs de l'équipe de france considérés comme des traîtres à la nation. En temps de crise il est plus facile de taper sur le footballeur que sur le patron ou le banquier. Les entrepreneurs de morale avaient alors clairement désignés les coupables et les traitres au cours d'une habile opération de stigmatisation raciale : la jeunesse populaire des cités, sous éduquée, inculte, arrogante, celle qui ne chante pas la marseillaise et ne représente pas assez bien la France pendant que les financiers et dirigeants du football professionnel continuaient leurs entreprises de marchandisation du sport.

Loin de soutenir des joueurs qui effectivement individuellement pensent argent et contrat pub, et pour cause, leur situation matérielle les conditionne à ça, il faut bien voir d'où viennent les discours qui enfoncent et stigmatisent facilement certaines catégories de sportifs. Ce sont les mêmes qui stigmatisent les sportifs d'origines populaires ou issu de l'immigration qui divisent la société dans les autres champs de la vie sociale pour imposer leur domination et la marchandisation du sport.

La racaille qui rend le football malade porte des costumes et n'est pas sur le terrain ! Ce n'est pas à la bande de Ribéry qu'il faut s'en prendre mais bien à la bande de Louvel. - président de l’Union des clubs de football professionnel (UNCPF)

Ce sont les financiers, les actionnaires, les patrons du football qui sont les vrai cibles à abattre.

 

Le Sport : un enjeu d'émancipation !

A des années lumières des valeurs du foot buisness, le football et plus largement le sport ont pourtant d’évidentes vertus éducatives permettant de découvrir des valeurs de solidarité, d'émancipation, de respect. Le poids et la pesanteur du football professionnel ainsi que ses dérives ne peuvent faire oublier, heureusement, l’engagement des milliers de bénévoles et de formateurs qui œuvrent auprès des jeunes licenciés, ni celles des associations, des groupes de supporters qui luttent contre la marchandisation du sport et la promotion d'un sport solidaire et populaire.

banderole lens

Ce n'est pas par hasard si aujourd'hui les puissants du monde du football se donnent tant de mal pour réprimer le mouvement ultra, jusqu'à interdire des banderoles dans le stade qui exprimerait une opposition au foot buisness. Les banderoles du Collectif SOS Ligue 2 réclamant que les matchs aient lieu à des heures décentes (suite au rachat des droits par bein sport) sont désormais interdites par Fréderic Thiriez (Président de la LFP). Un président de ligue se permet donc de bafouer la liberté d'expression des supporters et d'interdire des banderoles pacifiques faisant des supporters des français avec des sous droits. Le mouvement de résistance des ultras est un mouvement social profond et il doit être soutenu

A notre niveau, le projet social et sportif du Spartak Lillois est de promouvoir le sport solidaire et populaire. Cela se fait par une pratique ouverte à tous sans distinction financière, sociale, religieuse, ethnique, ou de niveau de jeu ainsi que par une organisation démocratique où chacun peut décider de l'orientation de l'association. Nous tentons de montrer que la rencontre sportive à d'autres enjeux que le résultat de fin de match, et que le sport peut être un vecteur d'émancipation, tant physique qu'intellectuelle.

Alors le Week end prochain, pendant que les fossoyeurs du football vont préparer leur grève pour protéger leur poule aux œufs d'or, venez soutenir le spartak à 19h terrain du mont de terre à fives.

ultras-spartak-copie-1.jpg

Lien événement facebook !

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 13:42

Entre difficultés financières et répression, le club antifasciste de Minsk est la bête noire du régime biélorusse. Il joue dimanche un match décisif pour le maintien.

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Minsk (Biélorussie), correspondance particulière. Grâce à ses lois iniques et absurdes et à sa répression féroce, Alexandre Loukachenko a presque réussi à faire taire toute forme de contestation dans la société biélorusse. Mais il reste un domaine qui échappe à son emprise : le club de football du Partizan Minsk, un des rares clubs qui n’appartient pas à la poignée d’oligarques aux ordres du régime qui a fait main basse sur ce sport. Avec ses couleurs rouge et blanc (celles de l’opposition) et ses milliers de supporters antifascistes, le club est plus que jamais dans le collimateur des autorités. Sauvé par ses fans l’an passé, le Partizan joue ce dimanche le match le plus important de son histoire : une défaite et il descendrait en division régionale.

Une tragédie pour ce club résistant dont les tribunes sont rapidement devenues le point de ralliement des militants antifascistes du pays. « Une expérience unique en Europe de l’Est », souligne Anna Bolbas, jeune étudiante de vingt-deux ans bombardée présidente cet été, à la tête de ce club fondé en 2002. « À l’époque, les supporters biélorusses étaient soit néonazis, soit apolitiques, explique Andreï, un supporter. Les fans qui voulaient un football sans racisme se sont retrouvés au Partizan. »

Un club de football politisé et antifasciste

Si le club connaît rapidement un succès sportif et populaire, la légende du Partizan Minsk débute en février 2012, après son abandon par son propriétaire, plus en odeur de sainteté auprès des autorités. En multipliant les levées de fonds dans tout le pays, des centaines de supporters réussissent à faire revivre le Partizan. Repartant en division régionale, il devient, selon Anna Bolbas, « le premier club biélorusse sans lien avec le pouvoir ». Surtout, ils le transforment en un club : politisé et antifasciste. Une première en Biélorussie, mais surtout le début des problèmes…

Car depuis son accession au pouvoir en 1994, Alexandre Loukachenko a presque réussi à faire disparaître toute forme de contestation. Dans un pays où il est interdit d’applaudir dans les lieux publics (le 12 septembre un IG Nobel – IG pour ignoble, prix décerné aux actes les plus absurdes – a dénoncé cette décision prise par le pouvoir en juillet 2011) ou de se réunir à plus de trois dans la rue, les activités du Partizan sont mal vues. De plus, le club a créé sa propre ligue de foot en salle et fondé un webzine d’information (www.savvy.by). « Le plus important n’est pas le football, précise Anna Bolbas. Nous avons une mission sociale, lutter contre toutes les discriminations et prouver qu’une contre-culture peut exister en Biélorussie. »

Alors quand le club remonte en troisième division, en mars 2013, la réponse du pouvoir ne tarde pas. Dès le premier match amical, des policiers passent à tabac des supporters. Le début de saison tourne au calvaire. Faute d’avoir un stade aux normes, le Partizan essuie le refus de plusieurs stades d’accueillir ses rencontres et perd plusieurs matchs sur tapis vert. Puis ce sont les ambulances, obligatoires à chaque rencontre, qui sont absentes pour d’étranges « raisons administratives ». Et chaque match du Partizan se joue en présence de forces antiémeute qui décident qui peut accéder aux tribunes. « La police fait ce qu’elle veut », soupire Andreï qui, comme tant d’autres, a goûté aux arrestations arbitraires.

Si dimanche le Partizan réussissait à se maintenir, le club n’a pas encore réuni les 10 000 dollars (7 200 euros) nécessaires à l’inscription en troisième division pour la saison 2014. « Nos fans et notre magasin nous font vivre. Des sponsors veulent nous racheter, c’est hors de question ! », s’insurge Anna Bolbas. Et aucun aménagement ne semble possible avec le régime biélorusse qui serait bien trop content de voir disparaître ce club très encombrant…

Thibault Henry (source)

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 14:27

Liberté hebdo, sponsor du Spartak Lillois qui nous a déja ouvert ses colonnes à deux reprises (ici et ) est en danger. 

Voici l'appel de l'équipe du journal, il faut se mobiliser pour garantir l'existence de ce journal, garantir l'existence d'une voix alternative à celle des chiens de garde du capitalisme !

 

Liberté Hebdo est en danger immédiat de disparaître du paysage journalistique de notre région. Pourquoi ? Comment ? La vraie question est de savoir si nous, ses lecteurs, ses amis, ceux qui le font, sommes prêts à baisser les bras.

Liberté a survécu à de nombreuses crises et soubresauts parce que la population du Nord et du Pas de Calais avaient besoin d’une information indépendante et de qualité. Ce besoin a-t-il disparu ? Nous répondons NON ! Dans un monde idéal, Liberté n’existerait pas, certes, mais nous ne sommes pas dans un monde idéal, dégagé des contradictions du capitalisme.

Liberté est la voix des sans-voix, la voix des militants qui luttent pour changer ce monde et proposer d’autres solutions. Cette voix ne peut pas se taire. Liberté est la voix de la formation politique pour des générations de militants. Cette voix ne peut pas se taire. Liberté est la voix, le relais, le lien entre de nombreux communistes et militants du Front de Gauche. Cette voix ne peut pas se taire.

L’équipe de Liberté Hebdo invite donc tous ceux qui souhaitent défendre ce journal à venir apporter leur pierre à la réflexion, à l’échange et aux propositions tous les vendredis matins, au siège de la rédaction, 6bis rue Roger Salengro, à Lille-Fives, métro Marbrerie.

La messe n’est pas dite, nous ne baisserons pas les bras. Nous sommes les héritiers de l’Enchaîné, de Liberté, de la Résistance.

L'équipe du Journal

liberte-hebdo.jpg

 

Rendez vous pour faire le point tous ensemble ce vendredi

11 heures à Liberté Hebdo, 6 bis rue Roger Salengro, Hellemmes

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 12:20

antifascisme.jpg

 

Ce samedi a 10h30, des membres du Spartak Lillois participerons au débat : antifascisme comment lutter ? Afin de démontrer que Sport et Politique sont intimement liés...

Venez nombreux !

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 14:23

auguste-delaune.jpgLe 12 septembre 1943, Auguste Delaune succombait à ses tortures dans un local sordide de la Gestapo. Petit retour, en guise d'hommage sur cet athlète rouge fidèle du sport prolétarien, devenu fervent défenseur du sport populaire en 36 avant de rejoindre les rangs de la résistance patriotique du PCF. Un homme guère porté sur le ballon rond, mais qui en raison de son sacrifice pour la France et la République verra son nom apposé sur de prestigieux stades et possède même « sa » coupe nationale de football … FSGT

Le 31 mai 2012, l'équipe de France rencontrait la Serbie dans la mythique enceinte de Reims, le Stade Auguste Delaune. À l'époque elle marquait encore des buts et gagnait ses matchs. Il y a aussi fort à parier qu'aucun des Bleus ne connaissaient ni le nom ni les détails de la vie de cet homme. Au mieux, ils ont sûrement imaginer qu'il s'agit d'un ancien président ou joueur champenois.

En fait, l'actuel pensionnaire de la L1 est certainement l'un des rares clubs à recevoir ses adversaires sous la « protection » d'un héros de la résistance (avec évidemment le Red Star et son Stade Bauer, d'ailleurs menacé) En effet, Auguste Delaune meurt le 12 septembre 1943, suite aux tortures infligées par la Gestapo, après avoir été livré fort aimablement par la police française, sans avoir parlé, juste livré son faux nom, Paul Boniface. Il avait auparavant fondé le réseau « sport libre » , le seul actif dans le petit monde très pétainiste du sport français, notamment pour dénoncer la politique antisémite et collaboratrice du régime de Vichy. Mais ce fut surtout en tant que responsable du PC clandestin qu'il fut arrêté. Car celui dont le patronyme va être si souvent attribué aux nouvelles installations d'après la Libération, se révéla d'abord un fidèle soldat du bolchevisme hexagonal, notamment à la tête de la Jeunesse communiste dans les années 20.

C'est d'ailleurs à ce titre (dans le cadre du suivi des « organisations de masse ») qu'il se retrouve promu à la direction de la FST (Fédération sportive du Travail, membre de l'Internationale rouge des sports basée à Moscou), après une purge d' « éléments dissidents » (Jean Garchery notamment). Il sera même récompensé de sa fidélité et de son engagement sans faille par un « stage » au « pays du socialisme réel » et dans la capitale des soviets. Il y perdra au passage sa première épouse, Lise Ricol(récemment décédée), qui y rencontre un jeune révolutionnaire tchèque du nom d'Arthur London, dont elle partagera désormais la vie et les combats (brigades internationales en Espagne, par exemple, et, un peu tardivement, contre le stalinisme d'après guerre).

Toutefois, si le jeune athlète de Saint-Denis va laisser sa trace dans l'histoire du sport français, il le doit d’abord à son rôle crucial dans l'unité du sport travailliste, avec la naissance en décembre 1934 de la FSGT, sorte de "préliminaire sportif" au Front Populaire. Aujourd'hui, la coupe nationale de Football de cette dernière s'intitule toujours « Auguste Delaune » (aux dernières nouvelles, le PSG ne s'y est pas inscrit pour la saison prochaine). La Fédération lui rendra hommage jeudi prochain à Saint-Denis, au parc des sports qui porte son nom, ainsi que durant toute la Fête de l'humanité.

Source : http://www.sofoot.com/blogs/marxist/

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 23:39

Relégué il y a trois ans en deuxième division, le club militant de Livourne vient de retrouver la Série A.

L'occasion de (re)publier le texte de présentation de cette équipe atypique écrit pour le premier numéro de La Voix du Spartak.


Présentation du Club de Livourne

livorno-bal.jpg

Une ville Rouge !
Livourne, c'est la ville rouge. Plus que tout autre coin de la Botte, Livourne traine des accents marxistes. C'est là bas qu'en 1921 fût fondé le Parti Communiste Italien. Livourne est une ville prolétarienne, subversive dans l'âme. Sous le régime fasciste, elle a été le théâtre de nombreux affrontements, symboles d’une lutte politique contre le pouvoir en place.
Comme une évidence, le stade Armando Picchi est devenu un nid pour les révolutionnaires à la Bandiera Rossa qui exhortent leurs idées progressistes juqu'à l'intérieur de la curva Nord.


L'accès à l'élite !               
Niveau sportif, le club est longtemps resté en division amateure, jusqu'à la montée en division 2 et l'arivée dans l'élite! Ce que tout un peuple attendait depuis 1949 s'est produit lors de la saison 2003-04: Lucarelli score 29 billes et Livourne choppe le train pour l’élite! L’année suivante, il finit même capocannoniere (29 buts) et le club s’enquille à une étonnante huitième place. Le 11 septembre 2004, ils sont bien plus de dix mille livournesi à faire le déplacement historique à San Siro, se moquant de Silvio Berlusconi et clamant leur désamour de l’Italie qu’il incarne. Une sorte de trophée pour un club au palmarès famélique. Et de quoi nourrir la bataille des idéologies : en Italie, plus qu’ailleurs, le Calcio est bien une immense fresque de la vie socio-politique tumultueuse de son pays.

Les Brigate Autonome Livornesi !
En effet, ce qui fait l'originalité du club de livourne, ce sont ses supporters et son kop d'ultra : les BAL : brigate autonome livornesi ! Ce groupe fondé en 1999 de distingue par son engagement politique et par son comportement militant qui prend tout sa place non seulement au quotidien mais aussi et surtout dans la « Curva Nord » du vieux stade Stadio Armando Picchi.
L'organisation du groupe à l’intérieur du stade ou en déplacement est l'un de ses points forts. D’autres parts les BAL qui estiment qu'il y a trop de « business » dans le milieu ultra ont pour ambition de conserver les véritables valeurs du mouvement.
Parmi les membres fondateurs des BAL, figure Cristiano Lucarelli, actuellement attaquant vedette de l’AS Livourne, qui ne cache pas de son adhésion à la Rifondazione Comunista et qui porte d'ailleurs le numéro 99 en hommage aux BAL.

 

Lucarelli, footballeur militant !!
lucarelli.jpgLe joueur qui incarne à merveille le club et ses valeurs est sans nul doute Cristiano Lucarelli. On pourrait dire de lui que c'est un "illuminé" qui a refusé l’appel des billets verts des magnats du foot pour rester dans son club de cœur. Pourtant Cristiano Lucarelli n’est pas fou. Il est surtout un footballeur atypique, aux valeurs communistes authentiques, et dont l’histoire d’amour avec sa ville et son club de cœur, Livourne, reste aussi bucolique qu’originale.

Lucarelli trimballe le logo du Livorno sur le bras gauche ou Bandiera Rossa comme sonnerie de mobile, et a fondé le Corriere di Livorno. Mais en 1992, à Cuoiopelli, il est devenu un chainon de l’industrie du foot, vitrine officieuse du tout-pognon. Le hic c’est que l’homme n’a jamais renié ses convictions. Pis, il les a trop souvent affichées pour ne pas épouser  les amendes(1). Comme en 1997, où il salua son but contre la Moldavie en Espoirs, le poing levé, en exhibant un tee-shirt du Che sous son maillot azzuro. Le match avait lieu à… Armando Picchi devant une Curva Nord en délire.

A l'été 2003, l’AS Livourne accède à la Série B. Une marée de fans, dont Lucarelli, envahit le pré du stadio comunale. Dans l’élan de liesse, beaucoup commencent à réclamer son retour. L’idée a fomenté trop longtemps dans l’espritde lucarelli pour qu’il ne résiste à l’appel du Bella Ciao de son enfance. La belle histoire n’est pas si simple. Car, Lucarelli, alors au Toro, menace de rompre son contrat afin de rejoindre Livourne. Pis, la saison suivante, il refuse un milliard de Lires du Toro –il en fera un livre – et s’assoit sur d’autres offres européennes séduisantes et adaptées à son standing. Le tout fait bondir la Botte: le n°99 passe pour un illuminé qui réduit son salaire au nom de l’amour du maillot.

L'histoire de Lucarelli raconte bien plus que le destin d’un buteur de talent : il incarne un croche-patte au capitalisme que ses camarades défendent et qui enfume l’odeur du vrai foot.
 
(1)  Avec Livourne, en 2007, ses accusations lui valurent 30 000 euros d’amende par la Fédé Italienne : « Ils veulent nous faire descendre pour des raisons politiques, parce que nous sommes de gauche. L’an dernier les quatre équipes (Pérouse, Modène, Empoli en Ancône) dont les supporters exposaient l’image du Che Guevara en tribune ont été rétrogradées en Série B. Maintenant c'est notre tour"

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 18:07

Vendredi, le Spartak Lillois s'est rendu à la rencontre de Mahmoud Sarsak, footballeur membre de l'équipe nationale de Palestine ayant passé trois années en prison en Israël et libéré après 92 jours de grêve de la faim. L'occasion d'entendre son témoignage ainsi que celui de Mohammed Alarabi, président du club de sport des handicapés de Gaza.

Outre ces témoignages, nous avons pu participer à un petit tournoi de futsal placé sous le signe de la solidarité avec la Palestine et ses prisonniers politiques !


spartak mahmoud sarsak

Mahmoud-Sarsak.JPG

Des membres du Spartak Lillois avec Mahmoud Sarsak, footballeur palestinien !

 

Aujourd'hui dans l'équipe, retrouver une interview d'une page entière de Mahmoud Sarsak, son expérience en prison, les tortures, la politique d'Isrël envers le sport palestinien.

mahmoud-sarsak-palestine.jpgPour lire l'article, cliquez sur l'image.

 

Pas d'Euro En Israël : un état raciste et colonial qui emprisonne torture et tue les sportifs, détruits les stades ne peut accueilir une compétition de l'UEFA !

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 22:29

mahmoud-sarsak.jpg

 

Rencontre avec le footballeur palestinien Mahmoud Sarsak et Mohammed Alarabi, président du club des handicapés de Gaza 

- 14 h : coup d'envoi du tournoi de futsal

- 16h15 : réception à l’Hôtel de Ville de Douai

- 17 h : tournoi adultes

- 18 h 30 : rencontre publique

 

mahmoud-villeneuve-d-ascq.jpg

A voir aussi :

- Liberté pour Mahmoud Sarsak ici

- Non à l'organisation d'un euro par Israël ici et

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